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4 Fackirs sur la CCC de l'Ultra-Trail du Mont Blanc
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31 Août 2011 - Jean Marc GRANGE (Président d'honneur du FAC)
4 Fackirs sur la CCC de l'Ultra-Trail du Mont Blanc

Ils étaient quatre mousquetaires à avoir décidé de faire la course d'ouverture et de qualification de l'UTMB. Course de 98km (plus quelques uns pour les variantes imposées par les conditions météo) rejoignant Courmayeur, Champex et Chamonix par les sentiers de Grande Randonnée autour du Mt Blanc et ils sont tous "FINISHER" Bravo et laissons leur raconter leur aventure.

 

Fred STARON :

 

C'est avec une immense joie que je suis rentré de Chamonix hier soir avec mes compagnons d'aventure.

Pour moi toute la partie de jour fut que du bonheur, bonnes sensations, je m'alimente ça passe bien, pas de douleurs, tous les voyants sont au vert donc j'en profite, le paysage est fabuleux, immense, j' ai connu l' ivresse  des montagnes, mais je sais que cela ne va pas durer, l' organisation nous a annoncé du mauvais temps en début de soirée( orage vent violent pluie neige) .

Au ravito de Champex lac km 55, je fais une pause de 40min, petite soupe de vermicelles, bananes, je refais le plein de mes gourdes, et change de tenue de la tête aux pieds, j'en profite pour soigner une ampoule naissante avant que ce soit trop tard... !

Le temps se dégrade et je comprends vite que cela ne va pas être simple à gérer, en effet la nuit tombe ainsi que la pluie et les températures chutes brutalement, mais j'ai appris à avoir les bonnes attitudes, et surtout le mental dans les passages difficile.

Dans le col de la Forclaz 1547m, je m'effondre d'épuisement 5 à10 min de sommeil puis réveillé brutalement par le froid, je reprends  le dessus et me remet en marche, je crois que c'est l'instinct  de survie qui prime et les images positives de la vie en général.

Enfin plus que 25 km mon moral est à la hausse, mais je ne cris pas victoire, (tout peut arriver) les 8 derniers kilos sont interminables, alternance de montées descentes caillouteuses, piégeuses, puis enfin Chamonix et je deviens « finisher » en un peu moins de 22 heures d'efforts.

Je n'ai pas la plume pour mieux m’exprimer mais je résumerai ainsi: Un petit peu de fierté, beaucoup mais alors beaucoup de courage et d'humilité,  et pour finir le bonheur n' est pas au bout du chemin (l'arrivée),le bonheur est le chemin.

 

Fred.

 

Et maintenant Olivier VALETTE

 

Ma CCC 2011

 

Je suis arrivé une semaine avant le jour J en compagnie de ma femme, Murièle, et de mes deux enfants, Emilie et Lucas, nous prenons possession de l’appartement que nous avons loué au pied de la remontée mécanique du Pic du Midi. Le temps est magnifique et il fait très chaud.

La semaine passe très vite : petites randos, piscine, Chamonix et son glacier, la course des enfants, le salon du trail…

Jeudi soir, Daniel, Jean François et Frédéric qui viennent d’arriver, nous rejoignent pour partager la dernière soirée avant la course. Jambon, Pattes au menu pour tout le monde !

 

Vendredi 26 août 2011, réveil à 6h30 du matin, je déjeune avec du thé, des biscuits aux céréales, du jus d’orange et un yaourt.

7h30, le sac est prêt, il l’était déjà 48 heures avant …,

8h00, je monte dans le car de l’organisation qui emmène les coureurs vers Courmayeur en Italie. 

Arrivée à Courmayeur je constate que tout le monde est concentré et que beaucoup scrute le ciel. Ils n’ont pas tort car le temps ne va cesser de se dégrader. Un membre de l’organisation me lance en plaisantant ; Vous allez vous doucher… A cet instant le temps est idéal. Soleil bien que quelques gros nuages soient attachés sur le massif. La température est fraiche.

9h45, Je retrouve Fréderic, Daniel et Jean François. Nous nous encourageons mutuellement, prenons quelques photos pour immortaliser cet instant tant attendu.

Catherine Poletti, La directrice de Course, nous annonce au micro que le circuit sera modifié à cause des conditions météorologiques qui vont se dégrader durant la journée. Nous ne passerons pas les trois derniers cols de Bovine, Catogne et la Tête au vent. La distance sera raccourcie à 92 kilomètres pour 5100 mètres de dénivelé positif. Qu’à cela ne tienne, nous sommes de la fête… Cette année, afin d’étaler un peu plus les 1906 participants, l’organisation à optée pour un départ en trois vagues toutes les 10 minutes. Nous sommes dans la première.

10h01, Les hymnes, la musique officielle de l’UTMB puis le décompte, et hop c’est parti pour une folle aventure.

Ça démarre plutôt vite devant. Je suis en compagnie de mes trois collègues mais très vite nous nous perdons de vue. Je regarde un peu derrière mais ne les vois pas. Le peloton est très compact. Je n’arrive pas à les discerner.

Nous attaquons dans le dur, tout de suite après la sortie de Courmayeur. La pente augmente très vite sur un petit sentier surplombant la vallée. Durant cette première ascension, l’hélicoptère de l’organisation passe et repasse au dessus des arbres.

Depuis le départ j’utilise mes bâtons et je m’y suis rapidement habitué au point que cela me permet de gagner de nombreuses places et d’en perdre très peu.

J’arrive au point de contrôle de Bertone. Tout va bien physiquement. Je fais le plein d’un bidon et repart sans trop attendre. Ça arrive fort derrière et je n’aperçois toujours pas mes collègues.

Après une succession de petites montées / descentes, je passe au refuge Bonatti. Je ne m’arrête pas et trace la roue. Le passage à Arnuva tient toutes ses promesses : beaucoup de monde, des encouragements, des bénévoles au petit soin et un ravitaillement complet.

Une grosse difficulté s’annonce: le Grand Col Ferret à 2531 mètres d’altitude.  1000 mètres de D+ à avaler. Après un peu plus d’une heure d’ascension et beaucoup de patience, je passe le col. Le paysage est magnifique mais le ciel se fait de plus en plus menaçant et je commence à sentir quelques gouttes. Je ne m’attarde pas et entame la redescente sur la Fouly. Adieu l’Italie, Bonjour la Suisse…

La descente est rapide au début puis je suis obligé de ralentir à cause des passages dans les racines. La course est longue et il faut que je me ménage. Très vite le soleil revient et il fait très lourd. Je fais en sorte de bien m’alimenter et m’hydrater. L’utilisation de mes 2 gourdes positionnées sur les bretelles de mon sac en complément de ma poche de 1,5 litre et un réel avantage pour gérer au mieux ma prise de boisson. Je me suis fixé un minimum d’une gourde entre 2 points de ravitaillement.

Beaucoup de monde est venu pour nous encourager à la Fouly. Je glane un peu de nourriture et refais le plein d’eau. Je repars vite. Commence une longue partie de descente sur du bitume et de la piste forestière. Mon genou gauche est un peu douloureux. Pour ne pas prendre de risque, je m’arrête pour me faire des straps afin de soulager mes rotules et prendre de l’arnica. Le coup de fils de Guy, mon beau-frère, arrive à point nommé pour me remonter le moral. J’arrive enfin en bas de la montée vers Champex.

Cette grimpette vers Champex est plus dure qu’elle n’y parait sur la carte.  Il est presque 17h00 et je commence à avoir faim. Lors de ce ravitaillement, j’ai fait le choix de manger une bonne soupe de vermicelles. Un régal! Et en guise de dessert, je mange des quartiers d’oranges et de citrons.

Mon maillot et trempé mais je préfère attendre la nuit pour me changer. J’ai prévu un maillot léger manche longue et il fait encore  trop chaud pour me changer. Grosse erreur… Le frottement de mon sac commence à m’occasionner de sérieux échauffements dans le dos et sous les aisselles. La prochaine fois je prévoirai un maillot manche courte supplémentaire!

Suite aux modifications du tracé, nous ne montons pas vers Bovine, et nous descendons directement sur Martigny à 14 km plus au nord dans la vallée. Très étrange sensation de courir dans les Alpes Suisses au milieu des vignes...

Arrivé à Martigny, des bourrasques de vent et quelques ondées nous accueillent avant de rentrer sous la tente du ravitaillement. Il est 20 heures et le ciel s’est obscurci. J’en profite pour changer mes chaussettes et passer un maillot long, Les irritations dans le dos me font mal. Un coup de fil de mes parents me change les idées. Ça fait du bien!

Pour relier Trient, nous passons par le col de la Forclaz à 1526 mètres soit 1000 mètres de D+ à parcourir. Une petite dame pas au courant de ce que nous faisons là me dit que de gros orages sont annoncés et que je ferais mieux de me mettre à l’abri. Pour me donner des « forces » elle m’offre de fameux petits bonbons Suisses aux plantes. Ça il est, avec ça je suis dopé !

A 20h15, Dame Nature décide de nous rafraichir! Nous sommes douchés. Je ne serai pas resté  longtemps sec! Une pluie fine et incessante nous accompagne jusqu’au col ou le vent et le brouillard nous attendent. Pas de temps à perdre. J’enfile ma veste étanche et attaque directement la descente. L’esprit collectif se met en place et les coureurs s’unissent pour descendre en groupe jusque Trient.

Lors de ce ravitaillement, j’ai fait à nouveau le choix de manger une bonne soupe de vermicelles bien chaude. Ça fait un bien fou!  Je me dis que je n’aie pas besoin de me changer. Il ne reste que 25 kilomètres et que ça devrait passer…

Je relie Vallorcine sans grande difficulté mais je commence à avoir froid. Pour ne pas me refroidir plus, je ne m’arrête guère et continue ma route vers Argentière. Grosse erreur. Mon maillot sous ma veste étanche est trempe. Il est minuit. Sur les hauts de Vallorcine, la pluie s’intensifie et la température chute. Nous sommes à 1500 mètres et la limite pluie/neige est à 1700 mètres … Je fais en sorte de marcher le moins possible pour continuer d’avoir les pieds chauds. On patauge dans la boue et ma lampe montre des signes de faiblesse. Je pense aux copains et me dis qu’eux aussi doivent en baver.

Les chemins sont glissants, les descentes sont vraiment pénibles, je ne vois rien à plus de deux mètres.

Dernier ravitaillement à Argentière. Il reste 8 kilomètres et quasiment plus de dénivelé. Mon GPS indique 91 kilomètres. Je n’ai jamais parcouru une telle distance. Catherine se serait elle trompée ce matin en nous annonçant 92 kilomètres ? La coquine…

Je suis gelé et décide de me changer. Mes doigts sont tellement gelés que je n’arrive pas à changer les piles de ma lampe. Un secouriste de l’organisation se propose gentiment pour m’aider.  Que ça fais du bien d’enfiler les vêtements chauds et secs…

Une fois au chaud, j’en profite pour manger ma soupe de vermicelles préférée. Le chrono n’a plus d’importance. Je sens l’euphorie m’envahir car je sais que j’arriverai au bout et que c’est l’essentiel. J’en profite pour appeler ma Femme, Murièle, qui me suit sur internet depuis ce matin afin de lui dire que je serai bientôt arrivé. Je lui demande le cœur séré de ne pas venir à l’arrivée avec les enfants car la pluie et le froid sont trop importants. Mes trois amours seront mes lumières sur le chemin qui me ramène à Chamonix.

Je repars d’Argentière à 1heure 11. Plus de difficultés à affronter avant de franchir la ligne d’arrivée si ce n’est les 10 cm d’eau qui se trouvent dans certaines parties des chemins. La pluie semble se calmer…

Dernière descente, dernières foulées, j’entre dans Chamonix sous la pluie, je passe à côté du gymnase ou je vois des coureurs avec leur veste bleue de Finisher. Je me dis que j’y serai bientôt et j’allonge la foulée.

Je passe sous le portique d’arrivée à 2h39 du matin. Je termine en 16h36 dans des conditions climatiques difficiles ces 99 kilomètres et 4800 mètres de D+.

Je me positionne à la 337ème place (178ème dans ma catégorie). C’est bien mais l’essentiel était pour moi de franchir la ligne. Quelle joie d’y être arrivé.

1592 coureurs sur 1906 ont pu terminer la course soit 83,5% des partants.

Daniel et Jean François termineront ensemble cette belle course (989ème/ 344ème par catégorie) en 20h39 à 6h42 

Frédéric terminera à 7h58 en 21h55 à la 1199ème place (418ème par catégorie).

Chapeau Messieurs, vous êtes venus, vous vous êtes battus, vous avez vaincu!  Vous êtes « Finisher » …

 

 

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