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Récit de la SaintéLyon vue de l'intérieur
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10 Décembre 2010 - Doudou SOW (Technicien Athlé Compétition et développement)
Récit de la SaintéLyon vue de l'intérieur

Cette édition 2010 de la SaintéLyon aura été à plus d’un titre une édition hors norme. Prêt de 5700 coureurs se sont élancés pour venir à bout des 69 kms (en non 68) de cette 57ème édition aux couleurs et températures hivernales.

Samedi 4 décembre 2010, 22h00:

Parc des expositions de Saint-Etienne : Je retrouve le petit groupe du FAC composé de Daniel Naro, Frédéric Staron, Jean François Montagny, Benoit Bayard, Didier Gacon et moi-même pour passer ces dernières heures avant le grand rush. Belle conclusion d’un entrainement assidu de 8 semaines où nous avons beaucoup appris les uns des autres.

Beaucoup de monde dans ce hall. On sent la pression monter au fur et à mesure que les minutes s’égrainent. L’attente est longue. Le thermomètre à l’extérieur affiche les -6°C. Ça papote fringue : « et toi, tu mets quoi ? Moi, je mets ça. Fouilla, tu vas avoir trop chaud, mon gars ! T’es fou, ou quoi ? Tu vas avoir trop froid ! ».

Sur les conseils de Daniel, j’opte finalement pour trois couches, un maillot technique en première couche, une micro-polaire et un coupe vent (Ce sera un très bon choix). Pour éviter que la neige ne s’infiltre dans les chaussures, j’ai choisi d’utiliser des mini guêtres. Tout le matériel a du être revu à la dernière minute pour partir à l’assaut du froid. Didier avait même prévu une paire de chaines à neige. Ça nous a bien fait rire mais, avec le recul, ces dernières ont dû se révéler bien utiles! Promis Didier, on ne se moquera plus…

Voilà nos 6 bonhommes prêts à affronter la nuit et le froid.

L’objectif, au départ, à la vue des conditions climatiques est de terminer ensemble. Etre en dessous des 9 heures nous satisferait pleinement. Nous voulons éviter les bouchons, donc nous nous rendons tôt sur la ligne de départ. Et c’est reparti pour une ½ heure d’attente.

Dimanche 5 décembre 00h01 :

Le départ est donné. J’ai un peu peur de ce départ à froid, sans échauffement, au milieu de la nuit. Nous partons assez vite quand même en prenant soin de ne pas nous perdre de vue. Ces premiers kilomètres sur bitume sec courus à environ 13 km/h sont assez agréables malgré le froid qui sigle le visage. Un panneau indique -8°C à Sorbiers. Le peloton s’étire, la tête de course s’éloigne déjà au loin. Et puis, on sort des zones éclairées, on commence à trouver les chemins enneigés, on commence à monter.

On ressent alors tout le charme de cette course. D’abord, la beauté de cette nuit blanche illuminée par des centaines de lucioles. Puis sur les premières hauteurs, derrière nous, les lumières de Saint Etienne ; puis en fin de parcours, ce sera la vision féérique des lumières de Lyon. C’est aussi le plaisir de courir à la frontale, où l’espace se limite à ce faisceau de lumière dans lequel il faut décrypter les pièges du terrain : ornières, trous, racines, boue, neige profonde, plaques de glace…

Comme me le dira plus tard Didier, courir de nuit, c’est courir dans sa bulle glacée, il n’y a rien, on est face à soi même, face à sa souffrance, et c’est une sensation assez unique. Il devient très difficile de garder le contact avec les copains. Au ravitaillement de St Christo, j’attends quelques minutes que le groupe se reforme. Même chose à Sainte Catherine. A Saint Genoux (36 kms), nous perdons la trace de Didier qui est sans doute devant. Au bout d’une dizaine de minutes, Daniel et Jean François arrivent. Les muscles de mes jambes se refroidissent très vite. Il fait froid. Daniel me conseille de repartir sans attendre car il devient improbable que nous arrivions groupé à Lyon. Ils m’encouragent et commence alors ma vraie course en solo.

A ce moment là je n’ai aucune idée de ce que sera mon temps à l’arrivée. L’essentiel est d’arriver au bout. Jusqu'à maintenant le terrain me convient plutôt bien, des chemins enneigés ne sont pas trop glissants, avec des montées et des petites descentes, tout se passe en courant malgré la progression rendue difficile par la neige. Je suis bien. Je fais attention dans les descentes rendues piégeuses par le verglas. Encore une montée, je me force à courir.

A Soucieu-en-Jarez (44 kms), je me sens bien et je me fais même une dizaine de kilomètres un peu euphoriques, je double à nouveau quelques concurrents, je suis à l’attaque. Quelques bonnes montées encore, dont une bien boueuse à la sortie d’un parc où de l’eau rentre dans mes chaussures, et on rejoint le ravito de Beaunant (57 kms). A ce ravito, certains ont vraiment l’air mal en point. Pour ma part, je ne m’attarde pas…Mes genoux commencent à se faire raides et je sens une douleur naissante sous le pied dû à une chaussette mouillée qui fait un pli !

Arrive la dernière montée et quelle montée ! Même pas envie d’essayer de courir. Des relais me doublent eux en courant. Dur pour le moral. Sur le haut, je me remets à courir, je ne vais pas bien vite, mais j’avance. On est à moins de 10 kilomètres de l’arrivée. On bascule vers Lyon.

Je passe le panneau d’entrée de Lyon. On descend vers les quais par des petites ruelles. Et là, à moins de 6 kilomètres de l’arrivée, d’un seul coup : le MUR. Je n’ai rien vu arrivé. Plus de jambes, des douleurs tendineuses de plus en plus intenses. La fatigue. Je passe le panneau des 5 derniers kilomètres en un peu plus de 7h15. Je m’accroche, Je suis cuit… Ces derniers kilomètres sont interminables. Les quais rejoignant Gerland sont verglacés. Il faut jouer les équilibristes et se battre contre le vent qui s’est levé. Piochant et couinant à chaque pas, je me fais doubler encore et encore (heureusement, il y a quelques relais dans le tas). Je regarde le chrono et je m’aperçois que je peux y arriver en moins de 8h00. Je traverse le parc de Gerland, et c’est la dernière ligne droite, 100m, 75, 50, 25 (c’est long 100 mètres) et l’entrée dans la chaleur et le brouhaha du palais des sports. Je suis content de terminer en 07h59mn20s à la 595ème place.

Bravo à la fine équipe du FAC dont tous les coureurs sont arrivés au bout.

Didier termine en 7h34mn39s, Jean François en 8h09mn45s, Daniel en 8h09mn52s, Benoit en 8h10mn17s et Frédéric en 9h28mn26s.

Pour conclure, nous étions venus pour terminer sans objectif de temps vu les conditions climatiques. Terminer dans de « bonnes conditions » aura été notre plus grande satisfaction car pour cette édition les Finishers auront dû déjouer les nombreux pièges tout au long du parcours. Ce que, malheureusement, un bon nombre n’a pas su faire. (3991 sur 5700 à l’arrivée…)

Enfin, un grand Merci à tous nos supporters qui par leur mots et gestes d’amitié nous aurons soutenu avant, pendant et après cette course qui restera exceptionnelle à plus d’un titre.

 

Le résumé complet avec 2 photos de nos coureurs en format Pdf

 

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  MAJ 21/09/2020